Se sentir autonome et en confiance

Jul 27

Une compétence clé pour libèrer la motivation intrinsèque 

L’autonomie et la confiance sont deux piliers du développement professionnel et de l’engagement au travail. Être autonome, ce n’est pas seulement faire les choses seul, c’est pouvoir agir avec discernement dans un cadre clair, avec la confiance de son environnement. Cette dynamique libère la motivation intrinsèque et renforce la responsabilité individuelle.

Se sentir autonome et en confiance en quelques mots

Autonomie : une compétence construite

L’autonomie se développe progressivement, à mesure que l’on acquiert de l’expérience, des repères et des permissions. Elle ne se décrète pas, elle se construit. Cela suppose que l’organisation accepte un droit à l’erreur, que les rôles soient clairs, et que la personne soit encouragée à prendre des initiatives.

La confiance : socle de toute relation professionnelle

La confiance est une condition essentielle à l’autonomie. Sans elle, le contrôle prend le pas sur la responsabilisation. Faire confiance, c’est reconnaître la compétence et la bonne volonté de l’autre. C’est aussi offrir un cadre sécurisant dans lequel chacun peut oser, apprendre et progresser sans peur d’être sanctionné à la moindre difficulté.

Créer un environnement propice

Manager l’autonomie nécessite d’adapter son style de leadership. Il ne s’agit pas de se retirer, mais d’accompagner par le cadre, le feedback et le soutien. Un collaborateur autonome est un collaborateur aligné, engagé et capable de s’auto-réguler. Il peut également être une force de proposition dans l’amélioration continue des pratiques collectives.

Quelques pistes concrètes pour développer cette compétence

  • Se fixer un objectif hebdomadaire à réaliser en autonomie, puis faire un point avec son manager ou un collègue sur les résultats obtenus.
  • Demander explicitement du feedback après chaque prise d’initiative, pour identifier ce qui a été réussi et ce qui peut être ajusté.
  • En équipe, instaurer un “tour de confiance” : chacun partage une responsabilité ou une décision qu’il souhaite prendre seul le mois suivant.
  • Oser formuler une proposition d’amélioration ou un projet, même en dehors de son périmètre habituel, pour sortir de la posture d’attente.
  • Manager : déléguer progressivement des missions à forte valeur ajoutée, avec des points d’étape clairs et un droit explicite à l’erreur constructive.
  • Réaliser une “cartographie de confiance” : identifier dans son quotidien les personnes ou situations où l’on se sent le plus autonome… et celles où l’on souhaiterait l’être davantage.

Pourquoi cette compétence est essentielle en contexte de changement ?

Dans les contextes de transformation, les repères habituels sont souvent remis en question. Les procédures évoluent, les objectifs changent, les équipes se réorganisent.
Un collaborateur autonome et en confiance sera capable de s’adapter plus rapidement, de prendre des décisions pertinentes et de soutenir les autres. Il devient un acteur du changement plutôt qu’un simple exécutant, contribuant activement à la réussite collective.

Plus largement, l’autonomie et la confiance favorisent la résilience du collectif : chacun ose expérimenter, apprendre de ses erreurs et partager ses réussites, même en période d’incertitude.
Cela limite l’attentisme, accélère la circulation de l’information et renforce la solidarité dans les moments difficiles.
En valorisant l’autonomie, les organisations développent une culture de l’engagement, de la responsabilisation et de l’innovation continue : autant de leviers clés pour réussir toute transformation durable.